Bon, dans la suite logique de l'Exorciste, dans la série du film surfait par la critique, dans la logique prépondérante au monde du cinéma qui propose des suites lorsque le premier film est un succès, je vous propose ce soir mon avis personnel concernant non pas un, non pas deux mais trois, oui trois films que j'ai récemment regardé (non pas découvert, je connaissais l'existence de cette trilogie bien avant de la téléchar... hum, de me l'être procurer par des moyens légaux... *soupir*).
Commençons par le commencement... Hum... Mais où se trouve le commencement? Dois-je débuter par le film origin(al?)el "Ring" qui marque le début du phénomène et non de l'histoire? Ou dois-je commencer par la fin avec Ring 0 qui est censé se passer avant le premier et qui est finalement après... Ho laa... Je sens qu'on commence déjà à s'embrouiller... C'est dommage, les critiques n'ont pas encore commencée à pleuvoir. Allez, lançons-nous donc sur "Ring".
Ring premier du nom est une perle.
Une perle quelque peu entachée par les deux suites qu'on y a donné, mais une perle tout de même. Le suspens y est efficace, les musiques sont aux bons moments, stridentes à souhaits et les sursauts y sont nombreux. Que demande-t-on d'autre à un film qui fait peur, après tout? Des frissons, le coeur qui bat et les poils qui se dressent sur la nuque. Pari réussi.
Qu'on connaisse ou non la base de ce film (une cassette vidéo maaaauuudite!!), on se laisse prendre par la journaliste et son ex-mari qui cherchent à savoir le pourquoi du comment, et également à sauver leur misérable vie de curieux. Car ce film, s'il marche autant, c'est parce que la peur est basée sur la curiosité: Qui n'est pas curieux, parmi vous? Oh, j'en connais quelques uns qui répondraient "Non, m'sieur, pas moi, m'sieur!" juste pour le plaisir de contredire... Mais dans l'ensemble, vous êtes tout de même une majorité à être curieux.
Or à ce moment donné, on vous propose une cassette vidéo et on ne vous dit pas ce qu'il y a dessus. Curiosité aidant, évidemment pauvres hères que vous êtes, vous vous jetez sur le premier magnétoscope qui traîne (en espérant que les lecteurs Dvds n'aient pas emplis l'intégralité des foyers) et vous regardez la fameuse cassette.
Et là , le téléphone sonne...
Bon, j'arrête là de raconter le film. Tout ce que vous devez savoir, c'est de surtout ne pas se fier aux apparences, de surtout pas trop s'attacher à la gentillesse de la petite journaliste, et de ne pas avoir peur de Sadako. Après tout, vous n'avez pas vu la vidéo, vous... ...si?
Je termine rapidement sur ce film en notant que finalement, les scènes de trouille ne sont pas 'si' nombreuses qu'on aurait pu le croire au départ. En fin de compte, 'la' scène terrifiante du film reste celle de [spoiler]Sadako qui sort complètement de la télévision de l'ex-mari de la journaliste qui pense avoir été sauvé, et qui finalement au bout de ses sept jours voit la petite Sadako sortir du puit dans la vidéo pour venir le prendre, comme prévu.[fin du spoiler] Donc, dans l'ensemble, le film fait tout dans la suggestion, et c'est évidemment ce qui marche le mieux dans ce type de cinéma d'horreur. Donc, pour ceux qui veulent du sang, des tripes et des boyaux dégoulinants, passez votre chemin.
Pour ceux qui aiment ce qui fait peur, foncez.
Ring 2 est la suite directe du premier film. C'est tout juste s'il ne s'arrête pas exactement là où on avait laissé l'héroïne à la fin du premier (parce qu'elle était sur la route, mais sinon on est pas loin). On y reprends les mêmes acteurs (tant mieux), le même type d'intrigue (enquêtons sur la mystérieuse cassette!!) et finalement les mêmes rebondissements (les morts s'accumoncèlent, les héros cherchent, finissent par trouver etc etc...).
Un élément supplémentaire assez mal géré à mon sens: le petit garçon de l'héroïne du premier Ring qui se retrouve doté de pouvoir assez improbables, sorte de possession Sadakoesque (quoi? Comment ça j'ai dit l'Exorciste?) qui commence à tuer sa mère, puis d?autres personnes sans trop de raison... Bon, allez, passons, ils ont réutilisés les mêmes acteurs, on peut bien leur pardonner d'en faire n'importe quoi, non?
Et bien non. C'est dommage d'en faire de la pâtée pour chats boulimiques. Sadako est bien plus utilisée que dans le premier, et perds du coup de son charme, de son mystère, et donc de sa peur! On a peur de ce qu'on ne comprend pas, après tout. Une menace identifiée fait moins peur. Un cambrioleur fait moins peur que quelque chose qui remue dans le noir, près de vous, et vous souffle dans le cou... Non?
La Sadako commence à être expliquée, et montrée. Elle perds de sa superbe, elle perds de son charisme de démone vengeresse, elle devient humaine (en quelque sorte) et on a moins peur d'elle. Entre le Ring 2 où elle regarde un journaliste à travers un écran avec des yeux 'normaux' et le premier film où on entraperçoit un oeil exorbité l'espace d'un souffle, je choisit le premier film...
Mais c'est presque pire dans...
...Ring 3. Oups! Pardon, c'est un réflexe. D'ordinaire, dans mon pays, la suite logique de 1 et 2 c'est 3, mais au japon, ça doit être 0... Remarquez, chez certains américains, on compte en commençant par 4, puis 5, puis 6 et on redescends ensuite à 1, 2, 3... Bon, je m'égare, et là n'est pas le propos.
Ring 0 est donc la suite de Ring deux, mais tout en se situant précédemment le premier. Je vais arrêtez tout de suite de vous embrouiller et dire que je n'ai pas aimé ce film, que Sadako est encore plus montrée qu'avant (on ne voit qu'elle) et qu'au final, on ne comprends pas grand chose.
C'est sensé se passer avant le premier Ring, à l'époque où Sadako n'était pas encore tombée dans le puit. Mais au lieu de voir une Sadako monstrueuse comme on l'avait entraperçu dans le premier film, on y voit une Sadako toute timide, toute complexée, toute maladive et triste à mourir. Bien loin de la petite gamine assoiffée de méchanceté qu'on aurait pu imaginer. Au début (voir pendant la majeur partie du film), j'ai d'ailleurs pensé qu'on avait affaire à une autre Sadako, mais avec la fin du film je me suis rendu compte qu'on avait donc bien eu affaire à la bonne Sadako, celle qui fait peur (on la voit qui fait peur à la fin, si si!!)... *soupir*
Bon, donc, le scénario un peu bancal, parce qu'on arrive finalement pas trop à relier cette histoire aux autres. Bon, d'accord, il la jette dans le puit à la fin, mais bon... Désespérant. On accroche pas, on ne crois pas à l'éventuelle histoire d'amour entre Sadako et le petit ingénieur du son, on ne croit pas à la pièce de théâtre, on ne croit pas au lynchage des acteurs de théâtres (ont-ils été pris d'un accès de folie?), on ne croit en rien...
Ah si, on croit à Sadako, lorsqu'elle fait peur. À la toute fin, lorsqu'elle poursuit la journaliste (encore une!) et une autre fille qui hurle dans une bâtisse perdue au milieu de rien (on ne croit d'ailleurs pas à la présence fortuite de cette maisonnette) et qu'elle marche étrangement devant les pauvres filles apeurées. La façon dont elle marche est effrayante à souhait, filmée comme dans le premier film lorsqu'elle sort de l'écran...
Enfin...
Sinon, pour résumer le troisième film, je ne dirais que ça: Dommage. Comme le deuxième, l'histoire de base de Sadako aurait gagné à être moins axée 'romantisme' et plus 'mysticisme', mais que voulez-vous...
Au final, trois films sympathique à regardez en famille pour avoir peur, dans le noir et devant la télé, de préférence. Je les ai vu devant mon ordinateur, et c'est moins prenant. Regardez les à la suite si vous voulez, ou contentez-vous du premier, mais en attendant, notez la date sur un calendrier, et comptez sept jours...
...on ne sait jamais...
_________________ La vie est faite d'obstacles à surmonter pour progresser...
...moi je passe à côté...
|