Une fois encore, Monsieur S. prouve sa volonté de rompre avec les traditions qui avaient jusque là régît la classe politique française. Loin du souci des apparences qui comptaient tant pour ses prédécesseurs, il affiche une volonté de transparence totalement nouvelle dans les mesures qu'il prend visant à consolider son réseau d'influence.
Mais faisons les choses dans l'ordre...
1) Mardi, Monsieur S. annonce vouloir libérer les chaînes publiques de la publicité, sous couvert d'amélioration de la qualité des programmes. En quoi cela profitera-t-il à la qualité ? Simple : si les chaînes publiques ne dépendent plus, pour une bonne part de leur financement, des spots publicitaires, elles seront désormais libres de mettre à la place des programmes de qualité, cela va de soi. Monsieur S. parle de ne plus assujettir le service public aux nécessités mercantiles, une formule étrangement contradictoire avec tout le reste de son positionnement, ultra-libéral, mais passons.
2) Bien entendu, cela va faire un sacré trou dans les revenus desdites chaînes publiques, mais qu'elles se rassurent, une hausse de la redevance télévisuelle bouchera ledit trou. Bref : aux contribuables de payer un peu plus.
3) La plus importante des chaînes publiques françaises, TF1, va à elle seule coûter 800 millions d'euros supplémentaires aux français chaque année.
4) La Pravda...pardon, TF1, appartient au groupe Bouygues. Que Monsieur S. ne connaît ni d'Eve ni d'Adam, bien entendu.
Nous espérons que Bouygues appréciera le chèque de 800 millions d'euros que l'Etat français lui fera donc chaque année à l'occasion de Noël - quoique je ne sais pas quand exactement se paye la redevance TV, n'étant pas moi-même concerné, mais bref -, avec le meilleur souvenir de Monsieur S.
_________________ Il est facile de distinguer les jours où je suis de bonne humeur de ceux où je suis de mauvaise humeur : les premiers, je me définis comme obscurantiste et professe que l'Humanité a désespérément besoin d'être ramenée au niveau technologique d'il y a trois siècles ; les autres, je me définis comme nihiliste et professe que le meilleur avenir auquel l'Humanité puisse aspirer, c'est une extinction sans douleur.
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